Le quatrième objectif de la journée est le plus concret : conduire une décision collective difficile en séance, sans s'enliser. Pas en théorie : sur un vrai sujet de l'équipe.
Pourquoi un comité de direction s'enlise
Presque jamais par manque d'information. Le plus souvent parce que la règle de décision n'a pas été annoncée : personne ne sait si l'on cherche un consensus, un avis, ou si le dirigeant tranchera. Chacun argumente donc comme si sa voix était décisive, et la discussion ne peut pas se refermer.
L'entraînement
La dernière séquence du module 3 y est consacrée : conduire une décision difficile ensemble, sur un vrai sujet de l'équipe. L'intérêt de travailler un sujet réel est double : la décision est prise pour de bon, et les mécanismes d'évitement apparaissent, ce qu'un cas fictif ne produit jamais.
Des initiatives datées, portées par des noms
Le module 4 en tire les conséquences. On liste les initiatives prioritaires, on désigne un porteur, c'est-à-dire un nom et non une direction, et on précise les jalons. Une initiative portée par « le CODIR » n'est portée par personne.
Chaque membre repart avec une fiche action personnelle : un acte à 72 heures, un jalon à deux semaines, un signal à un mois. Ces trois échéances ne sont pas décoratives : elles couvrent la période où une décision de séminaire meurt habituellement.
Deux points de suivi
À J+15 et à J+90. Le premier vérifie que les actes à 72 heures ont eu lieu ; le second, que la feuille de route à 90 jours a tenu.
